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Science

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Doit-on montrer le code informatique des scientifiques même s’il est moche ?

Doit-on montrer le code informatique des scientifiques même s’il est moche ?

·230 mots·2 mins
Un collègue du C@fé des sciences se demande si le code informatique utilisé en recherche scientifique doit être publié au même titre que les équations, graphiques etc. : <blockquote> En science on écrit beaucoup de code informatique. On écrit de gros programmes pour traiter plein de données (génomique, résultats du CERN), d’autres gros programmes pour simuler de gros modèles pour quand la réalité est complexe (le climat, les populations humaines), encore des gros programmes pour traiter des données compliquées (des structures cristallographiques). Et on écrit des petits programmes tout le temps : pour lier les gros entre eux, pour mettre les données au bon format, pour faire un petit calcul pas standard dans le logiciel, pour répéter une opération simple plein de fois, etc. (Je précise qu’il existe aussi des scientifiques qui ne programment pas. Il n’est pas question d’eux aujourd’hui.)
Superordinateurs de table

Superordinateurs de table

Depuis de nombreuses années, les ordinateurs les plus puissants sont formés de très nombreux processeurs calculant en parallèle. Le record actuel est tenu par le “Roadrunner” d’IBM qui comprend 6′948 Opteron bicœurs et 12′960 processeurs PowerXCell 8i d’IBM, contenant chacun 8 unités de calcul en flux (”Stream Processing Unit”, SPU). “Roadrunner” peut effectuer 1 petaflops, soit un million de milliards d’opérations arithmétiques par seconde et vaut des millions d’euros. Vous pouvez aujourd’hui assez facilement disposer dans votre PC du millième de cette puissance pour quelques centaines d’euros seulement.
Supercalculateurs : le Top 500

Supercalculateurs : le Top 500

L’article « Supercalculateurs : les processeurs multi-coeurs bousculent le Top 500 » sur Futura-Sciences donne quelques infos intéressantes sur les 500 ordinateurs les plus puissants du monde actuellement : La puissance de calcul cumulée des 500 supercalculateurs les plus puissants du monde équivaut à 6,97 PFlops (pétaflops), soit pratiquement le double des 3,54 PFlops d’il y a un a. La Loi de Moore est donc toujours aussi remarquablement vraie : puissance de calcul du plus puissant ordinateur du monde (#1), du 500ème et de la somme des 500 Attention : l’échelle vertical est logirightmique : chaque division correspond à 10x la puissance de celle d’en dessous ! Le BlueGene/L installé au Lawrence Livermore National Laboratory est l’ordinateur le plus puissant du monde depuis 2004. Il dispose désormais de 32x32x64 = 106.496 nœuds de calcul biprocesseur disposés en tore 3D, délivrant 478,2 TFlops (contre 280,6 TFlops en juin dernier) Les Xeon double coeur d’Intel équipent 43% des supercalculateurs, et les quadruple coeur déjà 20% ! Mais les PowerPC d’IBM équipent toujours 34% des 50 machines les plus puissantes, dont le BlueGene/L, et AMD se maintient autour de 10% de parts de marché, notamment grâce à Cray qui va équiper son XT5 avec des AMD Opteron Le projet Folding@Home, qui utilise une « grille » formée par les machines mises à disposition sur internet par les particuliers lorsqu’is ne s’en servent pas, a disposé le 15 septembre d’une puissance de calcul de 1 Petaflop, soit le double du BlueGene/L ! Cette puissance a été fournie à 60% par des consoles de jeu PlayStation 3 de Sony mues par le processur Cell d’IBM qui est en quelque sorte un PowerPC avec 8 coprocesseurs vectoriels.